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L'Anker Nebula P1i est un vidéoprojecteur Full HD abordable qui se distingue par un système audio original avec deux haut-parleurs orientables. Un pari singulier pour un produit vendu moins de 400 €.
Anker vient d’annoncer le regroupement de ses différentes marques sous une bannière Anker unique lors de l’IFA berlinois 2026, mais les vidéoprojecteurs du moment sont encore affichés Nebula.
Avec le P1i, la marque ne cherche pas à rivaliser sur la seule fiche technique des mini-vidéoprojecteurs portables face à des références comme le Xgimi MoGo 4 ou le Dangbei Freedo. Elle préfère se démarquer par un argument original : deux haut-parleurs rétractables en forme d'“oreilles”, que l'on peut déployer et orienter directement vers le spectateur pour un plus adapté son.
Caractéristiques et qualité d'image du Nebula P1i
Sur le plan technique, le P1i repose sur une définition Full HD (1920 x 1080 pixels) obtenue par wobulation, associée à une source lumineuse led, contrairement à la plupart des modèles plus haut de gamme du marché, qui basculent désormais vers le laser.
Vendu autour de 350 €, le Nebula P1i se positionne un cran en dessous du Xgimi MoGo 4 et du Dangbei Freedo, bien que leurs tarifs aient diminué depuis leur sortie. Il reste évidemment très loin des vidéoprojecteurs 4K laser comme le Hisense M2 Pro (autour de 900 €) ou le très haut de gamme Xgimi Horizon 20 Max (3000 €), mais ces derniers jouent clairement dans une autre catégorie, tant en définition qu'en luminosité.
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Toutes nos mesures de luminosité et de colorimétrie mentionnées dans cet guide ont été réalisées par Raphaël, calibreur certifié PVA, avec un spectroradiomètre Jeti Specbos 2501-HiRes, un colorimètre Klein K10-A et le logiciel CalMAN Ultimate.
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Construction & ErgonomieUne ergonomie moyenne, mais qui fait le taff
Le Nebula P1i adopte un design très banal, marqué par un plastique omniprésent et des finitions assez basiques qui trahissent son positionnement tarifaire. Le projecteur mesure environ 22,8 x 20,4 x 18,3 cm. Avec ses 3,9 kg sur la balance, il reste transportable, notamment grâce à sa poignée, mais s'avère sensiblement plus lourd que d’autres mini-vidéoprojecteurs qui dépassent à peine la barre du 1 kg.
Une poignée est située sur le dessus pour le transporter facilement. Suivez nos tutoriels, puis choisissez un abonnement compatible avec votre appareil pour commencer à regarder rapidement. © Les NumériquesVotre appareil est prêt pour l'IPTV ?
Côté mise en place, une facile languette située sous l'équipement permet de l'incliner. C’est mieux que rien, mais on est loin des pieds sur balancelle que l'on retrouve désormais chez de nombreux concurrents. Ces derniers offrent une bien plus grande liberté de placement — au prix, il est vrai, d'un encombrement un peu plus essentiel.
Le pied situé sous le vidéoprojecteur permet de l'incliner. © Les Numériques
En revanche, la correction automatique du trapèze s'est montrée efficace lors de nos essais, ce qui vous permettra de placer le vidéoprojecteur où bon vous semble dans la pièce. Gardez à l'esprit que cela entraînera l'apparition de bandes lumineuses inutilisées sur les bords de l’image. Mieux vaut donc privilégier un placement face à la surface de projection, si possible.
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La correction du trapèze en action. © Les Numériques
Sans surprise, le P1i ne dispose ni de zoom optique ni de lens shift, deux fonctionnalités généralement réservées aux modèles plus haut de gamme.
Connectique et interface : l'essentiel avec Google TV
La connectique se limite ici au strict minimum : comptez un unique port HDMI, un port USB et une sortie mini-jack. Il n'y a ni prise Ethernet ni sortie optique, ce qui demeure toutefois cohérent sur ce type de produit à vocation nomade. L’interface Google TV compense en partie cette connectique frugale, puisqu’on y retrouve les principales apps de diffusion en ligne, notamment Netflix, YouTube, Prime Video, HBO Max, Arte, France TV, Canal+, etc., ainsi que l’entièreté du catalogue du Play Store.
La connectique du Anker P1i. © Les Numériques
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La télécommande est, de son côté, plutôt réussie. Sans révolutionner le genre, elle s'avère agréable à employer et, surtout, rétroéclairée. Un détail que nous apprécions toujours sur un équipement destiné à fonctionner majoritairement dans l’obscurité.
La télécommande est rétroéclairée. © Les Numériques Suivez nos tutoriels, puis choisissez un abonnement compatible avec votre appareil pour commencer à regarder rapidement.Votre appareil est prêt pour l'IPTV ?
Performances en jeu vidéo : un retard à l'affichage trop élevé
Avec un input lag mesuré à 49,6 ms en 1080p à 60 Hz, le Nebula P1i n'est clairement pas taillé pour le jeu vidéo compétitif. Si ces valeurs sont dans la norme pour les modèles portables du genre, nous testons aujourd’hui des concurrents qui passent sous la barre des 20 ms. On s'en contentera pour des sessions occasionnelles ou des jeux peu exigeants en réactivité, mais les amateurs de titres nerveux devront impérativement se tourner vers une autre référence.
© Les Numériques
Le taux de rafraîchissement est limité à 60 Hz, ce qui reste classique sur ce type de vidéoprojecteur, bien que nous venions d’apercevoir les premiers modèles 4K à 120 Hz lors de l’IFA 2026.
Nuisances sonores : une ventilation un peu trop présente
Nous avons mesuré un niveau sonore de 35,4 dB à 1 m du vidéoprojecteur. Le souffle de la ventilation est continu et, il faut l’avouer, assez audible. Il reste toutefois supportable au quotidien et devrait vite se faire oublier une fois la piste audio de votre film ou série lancée.
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Qualité d'imageUne qualité d'image limitée, mais avec de bonnes surprises
Le Nebula P1i peut afficher une image comprise entre 40 et 150 pouces de diagonale. Comme d'habitude, nous avons réalisé nos mesures sur une image de 2 m de base, soit environ 90 pouces de diagonale.
© Les Numériques
À l'usage, l'image souffre d'un manque de netteté assez marqué, notamment dans les coins ; un défaut classique sur ce type de petit projecteur led d'entrée de gamme. Nous avons aussi constaté un manque d'homogénéité de l'affichage, qui apparaît plus ou moins lumineux selon les zones de la surface de projection, ce qui nuit à l'immersion dans les scènes les plus sombres.
Nous vous conseillons de sélectionner le mode Film, puis de régler la balance des blancs sur “chaud” pour obtenir la meilleure colorimétrie possible. Nous avons ainsi relevé un delta E moyen de 6,5 en SDR, un résultat assez éloigné du seuil de 3 (voire de 2) généralement considéré comme juste, mais dans la moyenne de ce que l'on trouve sur les petits vidéoprojecteurs led de ce segment tarifaire. La température moyenne des couleurs s'établit à 7530 K, nettement au-dessus des 6500 K de référence, ce qui se traduit par une image vraiment trop froide, tirant vers le bleu.
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Comparer les photos
Le gamma est, pour sa part, loin d'être parfait : la moyenne s'établit à 2,3, un chiffre qui paraît correct sur le papier, mais la courbe n'est en réalité pas du tout stable. Elle grimpe jusqu'à environ 2,6 avant de redescendre vers 2, ce qui engendre des niveaux de gris incohérents d'une scène à l'autre.
Nous avons en revanche été agréablement surpris par le contraste, mesuré à 1147:1. C'est une très bonne performance pour un vidéoprojecteur led d'entrée de gamme à ce tarif. Ainsi, le P1i fait presque jeu égal avec le Hisense M2 Pro et son contraste de 1390:1, pourtant bien plus cher, et laisse très loin derrière lui les MoGo 4 (380:1) et Dangbei Freedo (304:1).
Dans une pièce sombre, cela se ressent avec des noirs sensiblement moins délavés que sur ses concurrents directs. Attention, toutefois : on est loin des meilleurs vidéoprojecteurs qui dépassent désormais le ratio de 3000:1, d'autant plus avec les iris mécaniques qui débarquent sur le marché.
© Les Numériques Suivez nos tutoriels, puis choisissez un abonnement compatible avec votre appareil pour commencer à regarder rapidement.Votre appareil est prêt pour l'IPTV ?
Le P1i ne dispose pas de moteur de compensation de mouvement (MEMC) pour améliorer la fluidité de l’image, un équipement de toute façon rarement présent à ce niveau de prix.
Toujours difficile de montrer ce que voient nos yeux en photo, mais le contraste est correct, sans être exceptionnel. © Les Numériques
À gauche, la courbe EOTF en HDR10, fenêtre de 10 % ; à droite, la courbe de luminance HDR, fenêtre de 10 %. Suivez nos tutoriels, puis choisissez un abonnement compatible avec votre appareil pour commencer à regarder rapidement. © Les NumériquesVotre appareil est prêt pour l'IPTV ?
La courbe EOTF, qui détermine la restitution des niveaux de luminosité, se situe nettement en dessous de la valeur de référence, signe que le vidéoprojecteur ne parvient pas à reproduire la dynamique lumineuse demandée par les programmes HDR. Encore une fois, ce n’est pas rare sur un vidéoprojecteur.
Nous avons mesuré un pic lumineux HDR de seulement 52 cd/m² sur une fenêtre de 10 %. C'est un résultat modeste, à peine supérieur à ceux du Dangbei Freedo (40,6 cd/m²) et du Xgimi MoGo 4 (38 cd/m²), mais évidemment sans commune mesure avec un Hisense M2 Pro (121 cd/m²) ou, à plus forte raison, un Xgimi Horizon 20 Max, qui culmine à 370 cd/m².
© Les Numériques
Le delta E en HDR grimpe à 20,2, traduisant une colorimétrie vraiment trop éloignée de la norme de référence. La couverture des espaces colorimétriques est logiquement limitée avec 50,9 % du DCI-P3 et seulement 37,1 % du Rec.2020, des valeurs assez faibles, il faut l’avouer, un MoGo 4 faisant nettement mieux sur ce point.
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À gauche, la couverture de l'espace DCI-P3 ; à droite, celle du Rec.2020. © Les Numériques
Dans les faits, mieux vaut considérer le mode HDR du P1i comme anecdotique et privilégier dans tous les cas une utilisation dans le noir complet.
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AudioL'audio, le vrai atout du Nebula P1i
C'est la principale promesse du Nebula P1i, et il la tient plutôt bien. Le système audio se montre sympathique pour la taille du produit, avec une stéréo bien présente grâce à ses deux “oreilles” rétractables, que l'on peut déployer et orienter directement vers le spectateur. L'idée est maligne et fonctionne bien en pratique, apportant une meilleure directivité du son que les haut-parleurs que l’on trouve habituellement sur les côtés.
Les haut-parleurs déployés peuvent être orientés vers l'utilisateur. © Les Numériques Suivez nos tutoriels, puis choisissez un abonnement compatible avec votre appareil pour commencer à regarder rapidement.Votre appareil est prêt pour l'IPTV ?
Il ne faut évidemment pas s’attendre au rendu d’une barre de son : les basses manquent nettement de profondeur, mais le résultat est suffisamment convaincant pour se passer d’une enceinte portable. On a d'ailleurs entendu bien pire sur des vidéoprojecteurs bien plus chers.
ConsommationUn modèle économe
Nous avons mesuré une consommation moyenne de 75,2 W sur notre mire de test habituelle. Cela reste très raisonnable et sans commune mesure avec les vidéoprojecteurs 4K laser, qui peuvent dépasser les 150 W, voire 200 W sur les modèles les plus lumineux, tel que le Xgimi Horizon 20 Max.
© Les Numériques
Le chargeur bloc du P1i est compact, mais le câble n'est pas à la norme USB-C. Dommage.
Le chargeur bloc est pratique, mais il n'est pas USB-C. © Les Numériques
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Points forts
Contraste correct pour sa catégorie.
Système audio original et plutôt efficace pour la taille.
Google TV complet.
Correction automatique du trapèze efficace.
Télécommande rétroéclairée.
Points faibles
Colorimétrie imprécise en SDR comme en HDR.
Manque de netteté et d'homogénéité de l'image.
HDR anecdotique.
Design très plastique.
Pied inclinable, c’est tout.
Souffle audible.
Input lag élevé.
Anker Nebula P1i : Notre avis complet
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
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L'Anker Nebula P1i est un mini-vidéoprojecteur qui formule un bon rapport qualité-prix. S'il assume clairement son positionnement d'entrée de gamme, il réserve une vraie bonne surprise grâce à son système audio original, qui change des haut-parleurs médiocres habituellement intégrés à ce type de produit. Sa colorimétrie perfectible, son manque de netteté et son HDR purement symbolique rappellent en revanche vite les limites de sa catégorie. Un choix pertinent si votre budget est un peu serré, à condition de ne pas se montrer trop exigeant sur la qualité d'image.
Face à la concurrence
À 350 €, le Nebula P1i coûte nettement moins cher que le Dangbei Freedo et le Xgimi MoGo 4, que l’on trouve autour de 500 € (même s’ils descendent parfois un peu plus bas). Ces deux concurrents restent plus compacts et légers, mais s'avèrent moins performants en matière de contraste et de luminosité. Le P1i reste également plus accessible que l'Epson Pop EF-61, qui ne s’en sort pas trop mal sur la qualité d’image.
Pour monter en gamme avec une image 4K, le Hisense M2 Pro constitue un choix intéressant, mais s'avère beaucoup plus cher puisqu’on le trouve aux alentours de 900 €.
Sous-Notes
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Construction & Ergonomie
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Qualité d'image
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Audio
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Consommation